Malagasy bad trip

LA COURSE FOLLE A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE MALGACHE

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- LE GRAND PALAIS PRESIDENTIEL DE IAVOLOHA.-

DIDIER RATSIRAKA.

Didier Ignace Ratsiraka est né le 04 novembre 1936 à Vatomandry dans la province de Tamatave, à l'Est de Madagascar. Ayant suivi des études secondaires au Collège Saint-Michel, il a poursuivi la plupart de ses études à l'étranger, il a obtenu son baccalauréat au lycée Montgéron. Puis il a fait des études en mathématiques et a opté pour un avenir militaire à Brest où il a décroché un diplôme de transmission et guerre navale. Ses études lui ont valu le poste de capitaine de frégate. Il a même été reçu à bord du Jeanne d'arc en 1962 pour un voyage de fin d'études où il a visité plusieurs pays dont Hong-Kong, Panama et Pearl Harbor.
Après avoir été ambassadeur, Didier Ratsiraka a suivi son père, qui était meneur d'un parti PADESM à Moramanga, dans la politique. C'est dans ce parti qu'il a fait la rencontre avec Céline Velonjara avec qui il s'est marié et a eu trois enfants. Son entrée dans le monde de la politique est marquée par le poste de Ministre des Affaires Etrangères qu'il a occupé en 1972 sous le règne de Gabriel Ramanantsoa durant trois ans. Il est élu président de Madagascar en 1976 avec 96, 44%. Didier Ratsiraka créa le parti AREMA ou Avant Garde pour le Rénovation de Madagascar. Son régime politique « socialiste », qui est en réalité un communisme adapté, a entraîné le pays dans la pauvreté. Malgré des résultats fort discutables, il est réélu au premier tour en 1982 et 1989. Après des manifestations populaires contre son régime, Didier ratsiraka perd une partie du pouvoir en 1991, une année marquée par la marche de la liberté qui s’est terminée dans le sang.

En 1993, le professeur Albert Zafy l'a devancé. Après un court exil en France, l’Amiral revient à la commande en 1996. Il a été une nouvelle fois écarté en 2002, battu aux élections par Marc Ravalomanana. Malgré les 23 ans de présidence, ce grand homme politique ne s'avouait pas vaincu. Le présidnet sortnat contestait alors une victoire au premier tour de son rival, mettant le pays dans une crise politique majeure. Didier Ratsiraka a finalement décidé de quitter le navire en prenant la fuite vers les Seychelles, début juillet 2002, avant de rejoindre la France. Il est actuellement en exil à Paris.

Le saviez-vous:
Didier Ratsiraka a été le plus jeune président de Madagascar, propulsé à la tête du pays à 39 ans. Il est aussi celui qui est resté le plus longtemps au pouvoir avec quatre mandats, dont septennats complets, un septennat écourté et un quinquennat.

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ZAFY ALBERT

Zafy Albert est né dans la province de Diégo Suarez, plus précisément à Ambilobe. Fils de paysan, il voit le jour le 1er mai 1927.

Il fait ses études à l'école Le Myre de Vilers ainsi qu'au collège protestant Paul Minault avant d'entamer des études universitaires en médecine. Il se spécialise notamment en chirurgie lors de son arrivée en France en 1951. Il parvient ainsi à décrocher un diplôme en chirurgie thoracique ainsi que des licences en sciences physiques et en mathématiques. Ses études prennent fin en 1964 ce qui l'amènera à rentrer au pays pour exercer son métier de chirurgien dans un hôpital d'Antananarivo. Mais deux ans après, il retourne une nouvelle fois en France pour passer son agrégation en chirurgie qu'il obtient avec succès. Après un nouveau retour au pays, il enseigne entre autres à la faculté de médecine de l'université d'Antananarivo.

Zafy Albert fait son entrée sur la scène politique en 1972 lorsque le Général Ramanantsoa devient chef du gouvernement. Il se verra alors confier le poste de ministre de la santé, un poste qu'il occupera pendant 3 ans. Dans ce même gouvernement on pouvait également trouver le colonel Richard Ratsimandrava ainsi que Didier Ratsiraka qui n'était encore que capitaine de corvette en ce temps. Vers la fin des années 80, Zafy Albert fonde l'UNDD et s'oppose alors à Didier Ratsiraka alors président de la république. En 1993, les deux hommes s'affrontent au deuxième tour de l'élection présidentielle. Zafy Albert remporte la victoire avec 53% des voix et est élu président de la République de Madagascar.

 En cette période, le premier ministre était le maître Francisque Ravony qui a été intronisé par l'assemblée nationale. Les désaccords entre Zafy Albert et le chef du gouvernement se multipliaient alors et le président appellera même à une motion de censure contre Ravony. Après l'échec de la motion, Zafy Albert veut alors pouvoir désigner son premier ministre lui-même et organise un référendum. Finalement empêché par l'assemblée nationale en 1996, il décide de se présenter aux présidentielles de 1997 où il fût battu par Didier Ratsiraka. Il devient par la suite député d'Antsiranana et fait actuellement partie des chefs de file de l'opposition.

Le saviez vous?

Anti-colonialiste convaincu, Zafy Albert a reçu un coup de matraque sur la tête lors d'une manifestation en France dans le cadre de la journée de lutte anti-colonialiste.

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MARC RAVALOMANANA

Marc Ravalomanana est né à Imerikasinina, une commune située à 25 km d’Antananarivo, le 12 décembre 1949. Il est issu d'une famille assez modeste, cadet de la famille Rajaona René et Razanamanana Hélène. Il s'est marié avec Lalao en 1974 et ils ont 4 enfants. C'est un homme religieux qui occupe une place importante en tant que vice président du Bureau National de l'église protestante.
A 33 ans, Marc Ravalomanana monte une petite entreprise sous le nom de TIKO qui s’est très vite développée après avoir fait un emprunt à la Banque Mondiale. Cette société agro-alimentaire emploie aujourd'hui plus de cinq mille personnes. L’industriel s’est par la suite diversifié dans la distribution et dans les médias. Il possède deux journaux papiers « le Quotidien » et « Ny vaovantsika », une chaîne de radio et télévision Madagascar Broadcasting System ou MBS présente dans plusieurs régions.
C’est en 1999 que Marc Ravalomanana est entré dans le monde de la politique en se présentant comme candidat à l'élection municipale où il est élu maire avec 45% des suffrages. Il a entrepris un grand aménagement de la ville des mille avec la coopération de l'Union européenne et de l'Agence Française de Développement seulement en deux ans en tant que maire. En 2001, il se porte candidat à l'élection présidentielle avec une étiquette d’indépendant sous les couleurs de l’Association Tiako i Madagasikara. Sa victoire au premier tour a été longue à se dessiner puisque Madagascar va sombrer dans une crise politique début 2002. Après une première investiture « populaire » le 22 février, Marc Ravalomanana a officiellement pris le pouvoir le 06 mai 2002 pour devenir le neuvième président de Madagascar. L’association Tiako i Madagasikara ou TIM devient un parti politique et domine les élections à venir. Il occupait la totalité des sièges à l'Assemblée Nationale avec 104 sur 160, il avait comme mots d'ordre « Fahamasinana » et « Fahamarinana ». De même, ce parti politique a gagné le coeur de nombreuses régions dans toute l'île avec 71 % dans les grandes villes et 55% dans les campagnes. Sa politique est axée principalement sur l'amélioration des conditions de vie de la population malgache, la lutte contre l'insécurité, l'éducation avec la création de nombreuses écoles, l'installation de multiples centres sanitaires. Il prône aussi le contact avec toutes les régions même les plus éloignées en rénovant et en créant des infrastructures.

La crise politique de 2009 à Madagascar est une série de manifestations, émeutes et confrontation politique qui secouent Madagascar à partir de la deuxième moitié du mois de janvier 2009. Elle oppose les partisans du maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, surnommé TGV, aux forces de l'ordre contrôlées par le Président de la République de Madagascar, Marc Ravalomanana, élu en 2006. Les manifestants reprochent à ce dernier la hausse des prix, sa main mise sur l'économie malgache, ainsi que le recours aux armes pour arrêter leur mouvement.

135 personnes sont mortes depuis le début des violences, et le 17 mars 2009, le président Marc Ravalomanana remet ses pouvoirs à l'armée qui les transmet à son tour à Andry Rajoelina.

Le saviez-vous:
Marc Ravalomanana prenait comme modèle Franklin Roosevelt, un des plus grands présidents des Etats-Unis et un politicien fervent.

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 ANDRY RAJOELINA

né le 30 mai 1974, est un homme politique malgache, maire de la commune urbaine d'Antananarivo du 12 décembre 2007 au 3 février 2009. Le 17 mars 2009, il s'autoproclame président de la Haute Autorité de transition de la République de Madagascar, poste auquel il est confirmé dès le lendemain par la Haute Cour constitutionnelle. Sa prise de pouvoir a été condamnée par une grande partie de la communauté internationale qui déplore le non-respect des voies démocratiques du pays et le recours à la force. D'après l'actuelle Constitution, Andry Rajoelina est inéligible au poste de président de la République en raison de son âge.

Entrepreneur, Andry Rajoelina a débuté dans le secteur de l'événementiel en tant qu'organisateur de soirées dansantes où il était DJ, d'événements et de spectacles, de 1994 à 2000 avec les soirées Live. Il est surnommé Andry TGV du fait de son appartenance à des bandes de jeunes frimeurs Troup gun's val (TGV). Andry Rajoelina est également le créateur de la première société d'impression numérique et de panneaux publicitaires appelée Injet, société avec laquelle il a reçu un prix nommé Trophée du Jeune Entrepreneur, par la banque BNI Crédit Lyonnais Madagascar[8]. Il est également propriétaire de la chaîne de télévision et la station de radio Viva Cette carrière d'entrepreneur ne fait qu'accroître son expérience au niveau de la gestion et de l'administration d'une entité commerciale qu'elle qu'elle soit. Ainsi, à 34 ans, il a su et pu s'opposer à l'homme le plus riche du pays.

À partir de la deuxième moitié du mois de janvier 2009 une série de manifestations, d'émeutes et de confrontations politiques secouent Madagascar. Elles opposent les partisans du maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, aux forces de l'ordre contrôlées par le président de la République, Marc Ravalomanana, élu en 2006. Les manifestants reprochent à ce dernier la hausse des prix, sa mainmise sur l'économie malgache. On dénombre 135 morts depuis le début des violences et le 17 mars 2009, le président Marc Ravalomanana remet ses pouvoirs à l'armée qui les transmet à son tour à Andry Rajoelina.

Le début des émeutes fait suite à la décision gouvernementale, le 13 décembre 2008, de fermer la chaîne de télévision Viva TV, propriété de Andry Rajoelina. Cette décision, condamnée par Reporters sans frontières, entraîne la réaction de ce dernier, qui, le 17 décembre 2008, soutenu par des représentants importants de l'opposition politique et de la société civile (notamment Madeleine Ramaholimihaso et Nadine Ramaroson), demande la réouverture de tous les médias fermés par l'État, et l'ouverture de la télévision et de la radio nationale à des représentants de l'opposition. Il lance pour cela un ultimatum au gouvernement, qui expire le 13 janvier 2009 sans réaction du pouvoir. Rajoelina appelle alors à manifester le 17 janvier sur la place du 13-Mai à Antananarivo, et rassemble environ 10 000 personnes. Une autre manifestation anti-gouvernementale suit le 26 janvier, et débouche sur des émeutes et des pillages durant lesquels l'immeuble de la télévision publique est incendié par les manifestants. Au moins 68 personnes périssent en moins de trois jours lors de ces émeutes meurtrières. une équipe de pilleurs t une d'incendiaires commandité par le putchiste. Le 7 février, 28 manifestants sont tués et 212 autres blessés alors que la garde présidentielle tire sur les putchistes qui marchaient sur le palais présidentiel (zone rouge).

Le 4 mars 2009, des affrontements entre des manifestants pilleurs de l'opposition et les forces de l'ordre à Ambositra font deux morts par balles parmi les manifestants et plusieurs blessés de part et d'autre. Andry Rajoelina, poursuivi par la Justice, se réfugie à l'ambassade de France le 6 mars 2009. Le 11 mars des militaires proches de l'opposition forcent le chef de l'état major à démissionner.

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Commentaires (1)

1. DOMINIQUE RAKOTOGASY 08/08/2009

Oui messieurs les tenants du pouvoir depuis 40ans, veuillez changer de stratégie et faire preuve de vrai changement pour que ca soit marqué dans l'histoire de Madagascar pour les descendances futures!!!!!!Voyons!

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